Friday, October 19th, 2018

Voler l’État, c’est voler

J’ai effectué une visite surprise la semaine dernière au bureau de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). J’aime voir ce qui se passe sur le terrain, pour observer concrètement comment les choses progressent et s’exécutent. J’ai à cœur le travail qu’effectue l’ULCC, qui donne déjà des résultats concrets, et je souhaitais aller motiver les troupes dans leur lutte pour faire d’Haïti un endroit plus juste.

Je le répète (et le répèterai souvent) : l’administration Martelly / Lamothe est résolue à faire de la lutte contre la corruption sa priorité, sous toutes ses formes et à travers tout le pays. Les raisons sont simples, mais elles gagnent à être redites : l’argent que les corrompus détournent et volent des coffres de l’État, c’est de l’argent volé au peuple haïtien, de l’argent qui ne pourra pas servir à développer nos programmes sociaux, à construire des routes et des hôpitaux, à sécuriser le pays et à aider les plus démunis. La corruption est un crime aux conséquences sociales extrêmement graves. Voler l’État, c’est voler. Nous investissons massivement pour combattre ce fléau parce qu’il est la source de biens des maux dans notre pays.

Si je crois en cette croisade et que j’y mets toute mon énergie, c’est pour nous tous, c’est pour le relèvement d’Haïti.

Je le fais pour aider Haïti à sortir de la pauvreté extrême.

Je le fais pour que Haïti recouvre sa bonne réputation, entachée par la corruption.

Je le fais pour la dignité du peuple haïtien, qui depuis 1804 se bat fièrement pour se sortir de la misère.

Je le fais avec l’espoir que tous les Haïtiennes et les Haïtiens, ici comme ailleurs, comprennent que l’administration Martelly / Lamothe tente sincèrement de transformer le pays, de faire en sorte que la population regagne confiance en ses institutions démocratiques et qu’elle sache que l’État est avec elle, non pas contre elle.

Je souhaite que la population nous suive dans cette démarche. Ce sera un travail de longue haleine. Nous ne parviendrons pas à faire disparaitre la corruption du jour au lendemain. Mais nous nous y attaquons maintenant.

Le directeur général Antoine Altouriste et toute l’équipe de l’ULCC travaillent d’arrache-pied. C’est ce que j’ai constaté lors de ma visite. Ils ont déjà, comme vous le savez, obtenu des résultats probants, particulièrement dans le domaine de l’éducation. Mais je ne me contenterai pas de cela. Il ne s’agit pas de trouver quelques faire-valoir pour donner l’exemple. Le travail s’effectuera dans la durée et il s’articulera en profondeur. Rappelez-vous que je souhaite que nous nous rangions parmi les 100 pays les moins corrompus de la planète, conformément à l’indice de perception de corruption de Transparency International. Nous étions 175es l’an dernier. Nous sommes présentement 165es. Il nous reste beaucoup de travail à faire.

D’autres initiatives sont en chantier afin d’améliorer la transparence en Haïti. Par exemple, le Bureau du vérificateur général de l’Agence de développement international des États-Unis (USAID) et La fondation héritage pour Haïti (LFHH) ont mis sur pied une « ligne téléphonique anticorruption » qui permettra aux victimes ou aux témoins d’actes de fraude ou de corruption au sein des programmes et des projets subventionnés par USAID de dénoncer ceux-ci. Un numéro téléphonique gratuit, *550, est disponible ainsi qu’une adresse courriel, anticorruptionhotline@hushmail.com.

La volonté politique de l’administration Martelly / Lamothe n’est pas passagère. Elle s’inscrira dans le temps. Les résultats vont parler d’eux-mêmes, vous verrez, et j’espère que tout un chacun participera à cet effort capital pour le relèvement du pays! Ce que j’ai vu dans les bureaux de l’ULCC, l’acharnement et le dévouement de ses membres pour la cause haïtienne, tout cela n’aura de sens que si nous travaillons tous en ce sens!

 

 

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