Saturday, February 22nd, 2020

Pour plus de transparence et de dialogues en Haïti.

Nous avons en Haïti un bel héritage dans le combat pour la libre circulation des idées, imposée d’ailleurs par la Constitution. Mais comme le soulignait récemment le Dr Georges Michel, qui a participé à sa rédaction, nous avons créé de grandes avenues de libertés; il nous faut maintenant les consolider et les défendre!

Un pays où la population est bien informée est plus apte à s’épanouir démocratiquement, cela va de soi. C’est pourquoi je pense qu’il est important qu’Haïti soit doté d’une presse libre et rigoureuse. Dans cette perspective, mes objectifs et ceux des diverses associations de journalistes et de médias sont les mêmes : préserver les acquis de la liberté de la presse, conserver le droit d’enquêter et le devoir d’informer. Le bien commun en dépend. Tout le monde souhaite le libre accès à l’information et la liberté de l’information.

Ainsi, dès que la ratification au poste de premier ministre aura lieu, je promets d’améliorer les espaces de liberté de la presse, mais aussi les conditions de vie des travailleurs de la presse en supportant les dispositions que ceux-ci adopteront. Après tout, ce sont eux qui génèrent les idées et les nouvelles sur les ondes, sur le papier et sur les réseaux sans fil. En ce sens, nous allons promouvoir la liberté d’expression, encourager les médias communautaires et lutter sans relâche contre les violences faites aux journalistes. Mais nous pouvons faire plus encore!

Nous tenons également à développer un partenariat aussi bien avec les médias évoluant dans le pays que dans la diaspora. Nous voulons encourager la formation de journalistes à l’étranger et créer des bourses d’études pour les jeunes qui veulent étudier en communication. Nous allons établir une discussion sur l’assurance de vie et de santé des travailleurs de la presse comme l’a toujours réclamé la Fédération de la presse haïtienne. Enfin, nous nous disposons à rencontrer séparément chaque groupe et chaque secteur afin de créer un dialogue permanent.

Nous travaillons tous pour sortir le pays de la misère criante et de l’ignorance. La presse contribue à l’effort de reconstruction en relatant quotidiennement les faits et en nous indiquant le chemin à prendre. Ce quatrième pouvoir sert de guide aux trois autres pouvoirs et il donne une voix aux besoins du peuple. De ce fait, un gouvernement qui n’est pas à l’écoute de la presse ne saura jamais quelles sont les mesures à adopter pour améliorer la qualité de vie de la population et renforcer la démocratie. Bref, je suis convaincu de la nécessité d’une presse intègre, libre et vigoureuse pour faire d’Haïti un État moderne et éclairé.

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